Les procédés d'isolation thermique sont nombreux. Leurs performances et leurs impacts sur la santé & l'environnement sont à étudier de près. Pour cela, Travaux Isolation compare des valeurs moyennes pour une utilisation dans les règles de l'art. Chaque projet est unique et doit être analysé de façon spécifique pour identifier la meilleure solution pour des travaux d'isolation.

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Isolants d'origine animale

Il existe deux principaux isolants thermiques d’origine animale : la laine de mouton et les plumes de canard. La laine de mouton est plus utilisée, avant tout, pour sa disponibilité et les facilités d'approvisionnement. En effet, la fabrication d’un isolant en plumes de canard est plus compliquée. Les traitements que doivent subir les matières premières diffèrent peu pour leur permettre de résister au feu par exemple.

Les performances de la laine de mouton pour des travaux d’isolation sont relativement comparables à celles des plumes de canard. Mais cela ne vaut que dans des conditions optimales de mise en oeuvre. Pour une isolation en plumes de canard ou en laine de mouton, la qualité de la pose est ainsi essentielle. 

Isolants d'origine minérale

Les laines minérales ont été parmi les premières solutions industrielles spécifiquement conçues pour l’isolation thermique des bâtiments. Pendant des dizaines d’années, la laine de roche et surtout la laine de verre ont été utilisées pour isoler les murs, les sols et autres parties d’une maison individuelle comme d’un logement collectif ou des locaux professionnels / publics.

La prise de conscience environnementale a remis en cause la prééminence des laines minérales comme la laine de verre et la laine de roche. En réalité, le bilan écologique de ces isolants est relativement satisfaisant, de la fabrication jusqu’à la fin de vie. De plus, la longévité et le maintien de leurs capacités isolantes, pour la laine de verre, notamment, semblent justifier leur coût environnemental.

D’autres isolants d’origine minérale, parfois composite, ont fait leur apparition ces dernières années : perlite, verre cellulaire, etc. Leurs performances en isolation thermique doivent encore être analysées sur la durée ainsi que les méthodes de fabrication / gestion de fin de vie. Les prix pratiqués peinent pour le moment à les faire émerger des autres solutions pour isoler un bâtiment.

Isolants d'origine synthétique

Par nature, l’origine synthétique de certains isolants n’est pas problématique au niveau environnemental. Leur utilisation implique certes de procédés qui consomment de l’énergie mais elle permet d’éviter l’exploitation de matières premières plus ou moins renouvelables. Pour l’environnement, les isolants d’origine synthétiques sont acceptables en fonction de :

  • leur efficacité énergétique : les occupants d’un bâtiment bien isolé ont besoin de beaucoup moins d’énergie pour se chauffer, profiter d’un système de climatisation, etc.
  • leur longévité : un isolant comme le polyuréthane dure aussi longtemps que les supports traités dans une maison ou un bâtiment. Son impact sur l’environnement est donc largement plus faible que le polystyrène dont la tenue dans le temps est beaucoup plus instable.
  • la gestion de leur fin de vie : le recyclage des isolants synthétiques n’est aujourd’hui pas suffisamment développé. Pourtant, le polyuréthane projeté ou en plaques est recyclable en principe. Il a besoin qu’une véritable chaîne de recyclage industrielle soit créée pour éviter l’incinération.

Le principe est le même pour la santé publique. Il faut qu’une prise de conscience sur la gestion de ces procédés ait lieu pour éviter les émissions nocives sur l’ensemble de leurs cycles de vie. Un isolant d’origine synthétique ne met pas forcément en jeu des substances dangereuses. Par exemple, une solution comme le polyuréthane est basée sur l’association d’éléments, potentiellement issus du recyclage, qui sont partout dans notre vie : habillement, loisirs, mobilier… Pour le polystyrène, surtout lorsqu’il est extrudé, l’impact sur la santé est par contre moins bon.

Isolants d'origine végétale

Lorsque l’on considère les données brutes, les isolants d’origine végétale ont une meilleure empreinte environnementale que les autres solutions d’isolation. C’est le cas notamment avec la ouate de cellulose. Cet isolant issu du papier recyclé subit de nombreux traitements pour pouvoir isoler les combles, les sols ou les murs. Pourtant, son impact sur le réchauffement climatique reste mesuré.

Pour les autres isolants fabriqués à partir de matière première végétale, le même constat est observé. Le principe des traitements en phase de fabrication est identique, avec de meilleures possibilités de recyclage. La laine de chanvre et le liège expansé font par exemple partie des isolants qui ont absolument besoin d’un traitement pour améliorer leur résistance au feu.

D’un autre côté, la laine de bois et la ouate de cellulose doivent être protégées par des systèmes de protection ou de régulation de l’humidité. Car c’est un point à prendre en compte avec les isolants d’origine végétale. Leurs capacités hygroscopiques sont un atout pour réguler une certaine partie de l’humidité des pièces et des supports traités. Mais attention à la dégradation de l’isolant suite à une exposition trop prolongée à la condensation, par exemple. Sans négliger le risque fréquent de tassement, les isolants végétaux ont alors besoin de sécher complètement pour retrouver leurs vertus isolantes.